Douter, c’est rester en éveil face à l’humain.
Dans
les métiers de l’accompagnement, le doute est souvent vécu comme une fragilité.
On
peut avoir l’impression de manquer de certitudes ou de légitimité lorsqu’on questionne ses interventions ou ses hypothèses.
Pourtant,
le doute fait partie d’une posture professionnelle ajustée.
Le
doute oblige à rester attentif.
Il
empêche de plaquer des grilles de lecture toutes faites sur des situations singulières.
Chaque
personne, chaque histoire vient questionner ce que l’on croyait acquis, ce qui protège de la rigidité, des automatismes et des réponses stéréotypées.
Le
doute ne devient problématique que lorsqu’il paralyse ou alimente une remise en question permanente de soi.
Lorsqu’il
est contenu, pensé, travaillé (dans la supervision, l’analyse de pratique, la réflexion personnelle), le doute permet d’intervenir tout en restant ouvert à l’ajustement.
Dans
la relation d’aide, il n’existe pas de réponse universelle.
Le
doute rappelle que l’accompagnement est un processus vivant, co-construit, qui demande engagement et humilité plutôt que certitudes définitives.
Dans
ce cadre, douter n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une manière de rester au plus près de l’humain… sans jamais cesser de penser sa pratique.

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