La solitude n’est pas qu’une affaire individuelle.
Aujourd’hui,
le sentiment de solitude concerne aussi bien les personnes âgées que les jeunes adultes et les actifs. L'isolement s’installe parfois au cœur de vies en apparence « remplies ».
Dans
mes accompagnements, j'observe souvent que l’isolement ne se manifeste pas de façon frontale.
Il
se traduit plutôt par un sentiment de déconnexion, l’impression de ne pas vraiment compter, de ne pas avoir de lieu pour exposer ce qui est vécu ?
Ici,
la solitude n’est pas seulement l’absence de contacts, mais l’absence de liens qui comptent ?
Je
pense que le lien social joue un rôle fondamental dans l’équilibre psychique.
Il
soutient l’estime de soi, régule les émotions et nourrit le sentiment d’appartenance.
J'ai
remarqué que lorsque le lien social se fragilise, la personne peut se replier, douter de sa valeur, s’épuiser à faire face seule. Pire, à long terme, son isolement devient un facteur de
vulnérabilité psychologique, de mal-être...
C’est
pourquoi la réponse ne peut pas être uniquement individuelle.
Les
initiatives communautaires, les espaces collectifs, les lieux d’échange formels ou informels recréent des occasions de rencontre, de reconnaissance et de solidarité.
Même
modestes, ces dispositifs permettent de retisser du lien là où il s’est distendu.
Ainsi
aborder l’isolement comme un défi collectif, permet de sortir d’une logique de culpabilisation individuelle.
On
reconnaît que le lien se construit à plusieurs et que prendre soin du tissu social, c’est aussi prendre soin de la santé mentale de chacun

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