Ce que la résilience m’a appris sur l’humain : se relever pour transformer la douleur en force.

Au fil de mes accompagnements, je vois la résilience comme quelque chose de rarement spectaculaire. Elle se manifeste plutôt dans des gestes discrets : continuer malgré la fatigue, se réengager après une chute, tenter quelque chose de différent avec ce qui a fait souffrir. La résilience n’efface pas la douleur. Elle ne demande ni d’oublier, ni de minimiser ce qui a été vécu. Elle suppose : 1. Une reconnaissance de la blessure 2. Un temps pour comprendre 3. Ressentir et traverser les émotions difficiles. Je pense que c'est à partir de cette acceptation que la reconstruction peut commencer. Ce que la résilience m'enseigne sur l’humain en général, c’est l’importance du lien et de la confiance. J'observe souvent au travers de mes consultations que le cadre thérapeutique est le premier lieu de reconstruction de la confiance en soi. La parole se libère sans crainte d’être jugée, ni manipulée. Le cadre accompagne la transformation de l’épreuve en expérience intégrée. J'estime que la reconstruction ne consiste pas à redevenir exactement la personne que l’on était avant. Bien au contraire, elle ouvre sur une nouvelle forme de solidité, plus consciente de ses limites et de ses ressources. La résilience ne rend pas invincible : elle permet d’être un peu plus ajusté à soi pour mieux être dans le monde. En observant ces processus, je me rappelle que l’humain ne se définit pas par ce qu’il traverse, mais par la manière dont il parvient, à redonner du sens et de la continuité à son histoire.

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